Toxic Somalia

Intrigué par une rumeur selon laquelle des déchets toxiques sont déversés en Somalie, Paul Moreira mène l’enquête. Captivant.
Une enquête sur la mafia italienne, des pirates somaliens et des trafics entourant la gestion des déchets nucléaires.
Déverser une tonne de déchets toxiques le long des côtes somaliennes ne coûte que 2,50 dollars. C’est la décharge la moins chère du monde, et une source de bénéfices confortables pour les Occidentaux. Mais ces polluants anéantissent les ressources maritimes, provoquent des malformations génétiques et des cancers chez les enfants… Afin de protéger leurs côtes et tout simplement de survivre, les Somaliens ont abandonné la pêche et se sont tournés vers la piraterie. Parallèlement, les réseaux mafieux responsables des trafics d’armes et de déchets prospèrent…
(France, 2010, 53mn) ARTE
Les nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive

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Durée : 1 h 04 min.
Écouter la conférence en MP3.
Le 11 décembre 2007, à l’occasion des 40 ans de l’INRIA, Michel Serres a donné une conférence sur la révolution culturelle et cognitive engendrée par les nouvelles technologies. Le célèbre académicien y explicite comment la révolution informatique change notre rapport au monde. Tout comme avant elle, l’écriture, puis l’imprimerie, ont profondément transformé nos modes de vie. Une conséquence inévitable de toute révolution.
Le philosophe donne rapidement le ton et invite son auditoire à prendre conscience de la révolution cognitive générée par la révolution de l’information. Pour lui, les nouvelles technologies ont poussé l’homme à externaliser sa mémoire. Il nous faudra donc être inventifs, intelligents, transparents pour être des acteurs de cette nouvelle période de l’Histoire.
Michel Serres, La Guerre mondiale

« Mais pourquoi polluer ? » C’est l’interrogation sur laquelle s’engagera la réflexion de Michel Serres à la Médiathèque George Sand, le 6 décembre, à 18h. Il y présentera ainsi ses derniers ouvrages La guerre mondiale et Le mal propre : polluer pour s’approprier ? (Le Pommier) où la menace qui pèse sur l’environnement exprime en fait notre désir de se l’approprier.
Professeur à Stanford University et membre de l’Académie française, Michel Serres oriente désormais sa réflexion sur ces questions environnementales, application de son questionnement initié à la fin des années 60 sur Leibniz et plus généralement la place de la science et des technologies dans notre connaissance des humanités. Un regard proprement original, une voix optimiste et lucide à écouter, à partir de laquelle peut s’engager un débat contradictoire sur l’humanisme aujourd’hui. Existe-t-il un humanisme écologique ? Les réponses positives et négatives coexistent dans le débat contemporain. À chacun d’y répondre à partir de ces interrogations.