L’Étang Salé : Les grands chantiers & projets pour 2012
Compte-rendu des projets et des grands chantiers d’aménagement du territoire pour 2012
source : Le service communication de la mairie de l’Étang salé
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Introduction à Huang Po, la condition humaine (non-durable) & la philosophie du zen
La fuite, face au constat de non-durabilité de notre condition humaine, nous amène à des comportements individuels et collectifs non durables. La mondialisation de la non-philosophie occidentale s’impose par la distraction, en niant l’angoisse de la mort et en détruisant le patrimoine culturel et naturel de l’humanité. Parmi ces victimes sont pourtant des remèdes potentiels à cet état d’esprit…
Introduction à Huang Po
par le Docteur H. Benoît
Notre condition, telle que nous l’éprouvons dès le premier éveil de notre conscience, est insatisfaisante. En face de notre Moi, le Non-Moi se dresse implacablement, avec ses obstacles et ses menaces. Nous désirons exister, exister toujours, mais nous avons avec la mort un rendez-vous dont la date seule est incertaine. Notre condition est insatisfaisante parce que nos aspirations naturelles sont telles qu’elles doivent se heurter, plus ou moins vite mais fatalement, à une fin de non-recevoir ; car ces aspirations sont en elles-mêmes illimitées. Aussi est-il insuffisant de dire que notre condition est insatisfaisante ; si nous l’envisageons exactement, dépouillée des compensations illusoires qui nous endorment et nous consolent, elle est proprement insupportable.
C’est là le fait fondamental de toute philosophie ; l’homme se met à réfléchir parce qu’il souffre. En tant qu’il prend conscience de quoi que ce soit, il se trouve devant une contradiction, car il ne sent l’«être» qu’en son individu distinct et il est entouré de créatures qui prétendent être également. Tout son monde psychologique se développe sur un mode dualiste non concilié ; il voit toujours, au dedans comme au dehors de lui-même, deux adversaires. L’image qu’il a de lui comme d’une unité se trouve tiraillée, déchirée entre deux pôles. Le spectre du non-être est toujours là, au fond de l’imagination et de la sensibilité de l’homme, avec son angoisse.
Puisque la condition naturelle de l’homme lui apparaît comme fondée sur une contradiction, elle constitue nécessairement pour lui un problème. Et ce problème est, en pratique, celui de l’angoisse. Le moteur de toute la vie d’un homme, en tant que cet homme se sent une personne individuelle, c’est la lutte contre l’angoisse. Que l’homme se le dise consciemment ou qu’il ne s’en rende pas compte ne change rien à l’affaire ; chacun de nous vit pour faire échec à l’angoisse. Et toute doctrine philosophique, dans l’acception la plus large du terme, tend vers ce seul but.
D’innombrables doctrines sont nées dans l’esprit des hommes, en vue de résoudre le problème de la condition humaine. Et elles se fondent toutes, consciemment ou non, selon une compréhension très pauvre ou au contraire merveilleusement lumineuse, sur la Métaphysique. Sous la multiplicité indéfinie des doctrines, réside, inégalement manifestée mais toujours identique, la même et unique Vérité. Les doctrines ne s’opposent que d’une manière illusoire, c’est-à-dire par les éléments illusoires, erronés, qu’elles peuvent contenir ; mais non pas en tant qu’elles contiennent tels ou tels aspects de la Réalité, c’est-à-dire en tant qu’elles sont réellement fondées, car celte Réalité est une.
Si les divers «enseignements de vie» diffèrent, ce n’est donc pas, comme on le croit généralement, par leur contenu doctrinal. Si l’enseignement Zen, dont ce livre expose certaines idées essentielles, est, à mon avis, tout à fait unique en son genre, s’il se détache de tous les autres, s’il réfute même tous les autres, ce n’est pas par sa doctrine ; car sa doctrine a continué celle du Vedânta et lui est identique. En quoi donc le Zen est-il unique ?
L’homme, avons-nous dit, fait de la métaphysique parce qu’il est angoissé, il cherche la Vérité pour faire échec à l’angoisse. Mais cet «échec à l’angoisse» peut utiliser deux méthodes différentes, et en un sens opposées. Pour faire comprendre ces deux méthodes, nous nous servirons d’une parabole :
- Un homme a un jardin rempli de mauvaises herbes, il souffre de cet état de choses, il rêve d’avoir un beau jardin et non pas ce lieu sordide. Il imagine le beau jardin dont il a la nostalgie et il travaille à réaliser cette image ; pour masquer les mauvaises herbes, il fabrique des fleurs artificielles et enfonce leurs tiges dans le sol ; il passe une grande partie de ses journées à épousseter ses fleurs artificielles et à les repeindre. Entre temps, il contemple son jardin dans l’apparence qu’il lui a donnée ; il éprouve alors un soulagement à sa peine et ressent ce soulagement comme une joie. Il peut parvenir à endormir tout à fait sa souffrance, à croire fermement qu’il a un beau jardin réel et cette «croyance» peut le rendre heureux.
- Voici maintenant un autre homme. Il est dans le même cas que le premier et il agit tout d’abord comme lui. Mais, au bout d’un certain temps, sa situation change ; cet homme est né, par malchance, avec une nature telle que les fleurs artificielles qu’il peut fabriquer sont très difficiles à entretenir en une jolie apparence ; elles perdent leur aptitude à être restaurées, elles se fanent malgré tous les soins. Cet homme se voit contraint de changer de méthode ; il se rend compte qu’il ne lui reste plus qu’une ressource : cesser de dépenser son temps à donner un joli aspect à son jardin, et utiliser ce temps à arracher patiemment les mauvaises herbes en supportant l’atmosphère de laideur où ce travail est accompli. Il agit ainsi, et, un jour, à l’instant où il arrache la dernière mauvaise herbe (sans qu’il sache lui-même qu’elle est la dernière), il s’aperçoit que son jardin est un merveilleux jardin réel et qu’il a toujours été ainsi.
La première méthode était «palliative», la seconde est la méthode «curative».
L’homme peut anéantir l’angoisse en obtenant la transformation radicale, de fond en comble, de sa condition. Mais il ne tente cette méthode «curative» que s’il est doué d’une grande lucidité et après avoir épuisé ses possibilités «palliatives» (car il commence toujours et nécessairement par la méthode «palliative»).
Les fleurs artificielles de notre parabole, ce sont les diverses compensations que l’homme peut trouver dans la vie pour pallier son angoisse. Ces compensations sont très diverses, mais toutes comportent la «croyance» en la valeur réelle de telle ou telle chose, extérieure ou intérieure, existant au monde. Plus la chose qu’on croit réelle est subtile, (car, parmi la multiplicité des aspects du monde créé, il y a une immense hiérarchie, des plus grossiers aux plus subtils), plus la compensation qui se fonde sur cette apparente valeur est efficace.
Or la Métaphysique, lorsque l’homme est assez intelligent pour s’adresser sciemment à elle, offre tels aspects de la Vérité qui, bien que n’étant pas cette Vérité même puisque la Vérité est transcendante à toutes ses expressions, constituent les images les plus subtiles et les plus belles qui soient dans le monde formel. Aussi l’homme qui s’adresse, pour faire échec à l’angoisse, à la Métaphysique, va-t-il trouver de merveilleuses «croyances», de merveilleuses consolations, si merveilleuses en fait qu’il prend de bonne foi ce jardin de rêve pour son jardin réel dans son état authentique, et qu’il se trouve prêt à donner sa vie pour l’attester. Dans ce cas, la Métaphysique a été utilisée contre l’angoisse, mais pour la pallier, non pour l’anéantir.
Cette illusion, où «pallier» est pris de bonne foi et avec force pour «anéantir», est tellement répandue (non pas dans la théorie des enseignements, certes, mais dans leur pratique), qu’elle est en fait la règle habituelle. A mon avis —avis qui n’engage que moi—, l’enseignement Zen est le seul enseignement qui parvienne, et chez certains seulement de ses représentants, à faire exception à cette règle et à refuser tout secours palliatif offert indirectement par la Métaphysique.
C’est en cela que le Zen est exceptionnel ; en cela aussi qu’il peut paraître tellement «inhumain» ; car chacun trouve «humain» d’être sensible dans l’instant et de chercher un immédiat soulagement à sa souffrance. Le Zen refuse tout soulagement immédiat parce que ce soulagement n’est pas authentique. Né du génie chinois, qui est pratique et concret en même temps que capable des plus subtiles conceptions abstraites, le Zen a assimilé la doctrine du Vedânta sans se laisser tenter par aucune des occasions merveilleuses qui lui étaient ainsi offertes de se consoler immédiatement. Il a trouvé la foi, c’est-à-dire l’évidence intellectuelle intuitive, mais en refusant toute «croyance», c’est-à-dire toute incarnation de la Vérité dans une forme qui touche l’affectivité en même temps que l’intellect.
Le Zen n’adore aucun «Dieu», il n’attend de secours d’aucun personnage intercesseur, il ne s’appuie sur aucune règle morale ; il ne cherche, parmi les multiples états intérieurs que l’homme puisse connaître dans sa condition ordinaire dualiste, aucun état «supérieur», «spirituel» ; son refus du mot «spirituel» montre avec quelle fermeté il refuse toute consolation. A aucun moment il ne s’arrête sur les idées que lui livre la Métaphysique ; il se sert de celle-ci, il ne veut se soumettre à rien de ce qui lui vient d’elle ; il s’en sert comme l’artisan se sert de son marteau, sans attacher aucune valeur au marteau en soi, attentif seulement à son but réel, à cette «conversion» de la condition humaine ordinaire auprès de laquelle les états «spirituels» les plus hauts, les pouvoirs supranaturels les plus impressionnants, sont exactement nuls.
Pour le Zen, il n’y a pas de demi-mesures, il n’y a pas de degrés entre l’état ordinaire de l’homme et son état «réalisé». Pour le Zen, il n’y a pas différentes voies convenant à différents tempéraments ; la structure formelle selon laquelle se présente la condition humaine est différente en chaque homme, mais la condition humaine est une; pour aller de cette condition, une en nous tous, au Principe Absolu, qui est
Un, il n’y a pas deux chemins mais un seul. L’homme qui est le but du Zen n’est pas un homme extraordinaire, merveilleux, il n’est pas fait pour le soulagement de ceux qui l’approchent ; l’homme après le satori, en tant qu’on peut le percevoir, est absolument ordinaire, absolument simple, absolument terrestre ; en tant qu’il a eu le satori, il est aussi imperceptible que le Principe Intemporel et Informel auquel il est identifié définitivement ; cet homme à la fois n’est plus parmi nous et il est le seul qui soit réellement parmi nous.
Je ne veux pas me laisser entraîner ici à parler davantage du Zen en général. Je me suis efforcé de traiter certains aspects de ce sujet dans un livre que j’ai intitulé Réflexions en marge du Zen, livre auquel pourront se référer ceux qui s’intéressent à cet enseignement. Je me borne actuellement à montrer en quoi le Zen diffère, en quoi même il s’oppose à tous les autres enseignements.
Quand je dis que le Zen s’oppose à tous les autres enseignements, ce mot ne doit pas évoquer la moindre agressivité sectaire, ni le moindre désir d’amener à soi de nouveaux adeptes. L’idée de «convertir» activement qui que ce soit est bien la dernière idée qui puisse venir à qui comprend le Zen. Un maître Zen répondra seulement à des questions, et s’il les sent sincères.
Mais c’est dans ses réponses que se manifeste l’opposition dont nous parlons. Celui qui interroge laisse voir, par sa question, qu’il «croit» ou veut «croire» en une discipline explicable, en un travail intérieur descriptible ayant une «forme» ; il suggère toujours, consciemment ou non, l’utilité d’un système formel. Mais le Zen vise l’informel, la «transformation» ou passage au delà de la forme ; aussi refuse-t-il de s’arrêter à aucune forme ; il dénie tout intérêt aux actions, aux pensées, aux sentiments; il ne s’attache pas à contrôler, à endiguer, ni à encourager quoi que soit dans ce plan des formes ; il laisse aller la vie formelle comme elle va. Tout ce qui d’habitude est appelé «travail intérieur» n’est pas réellement intérieur pour le Zen, puisqu’il porte sur des phénomènes (fût-ce même pour les suspendre), sur des aspects formels du monde créé. N’est «intérieur» pour le Zen que ce qui réside en amont de la forme, dans cette source informelle de notre vie qu’il appelle «notre propre nature», ou «nature-de-Bouddha», ou «nature-de-soi».
Aussi le travail intérieur selon le Zen ne peut-il s’exprimer, dans le plan des formes, que d’une manière négative ; il s’agit de déraciner peu à peu toutes les croyances, toutes les opinions. Pour réaliser ce travail négatif, l’homme prend appui sur une compréhension positive, mais informelle, qui s’élabore souterrainement en lui, sous les concepts qu’il accumule (sans leur accorder aucune importance en eux-mêmes) au cours d’un travail intellectuel patient et consciencieux. Le Zen demande une intelligence de bonne qualité, et la fréquentation des idées capables d’illuminer cette intelligence.
Le texte de Huang Po que vous allez lire est fondamental pour la compréhension du Zen. L’idée qu’il développe, l’idée que le Mental Cosmique est l’unique réalité, est véritablement «explosive». Dans la mesure où nous sommes capables de la recevoir, dans la mesure où elle «sonne juste» à notre intuition intellectuelle, cette idée pulvérise à nos yeux l’illusoire valeur du monde des formes et nous met ainsi sur la voie du véritable travail intérieur.
Source : Le mental cosmique
Libellés : Huang Po, Le mental cosmique, Zen
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Changement climatique : levier ou leurre ?
Source : www.contre-feux.com Auteur: Nils Ferrand
Changement climatique: levier ou leurre ?
Sans rentrer dans le débat sur l’importance des processus physiques en jeu, on doit s’interroger sur le statut politique et culturel de la question du changement climatique. Les enjeux du changement climatique et plus généralement de l’état et l’évolution de « l’environnement » ne sont-ils pas secondaires, dans une perspective humaniste, par rapport aux questions d’(in-)équité généralisée, de (dé-)régulation des échanges, de conditions de (sur-)vie ? Dès lors le changement climatique et les questions environnementales ne seraient qu’un vaste leurre, un cache-misère au sens propre, derrière lequel on masquerait les défis d’une gouvernance mondiale du partage des richesses, de la violence que les états démocratique, porteurs théoriquement d’intérêts collectifs, devraient pouvoir exercer sur les oligarchies. Le changement climatique permet de construire et promouvoir un projet de société en changement qui ne remet pas fondamentalement en question ces deséquilibres. Les majors devenues vertueuses (et toujours plus bénéficiaires) deviendraient fers de lance d’un nouvel ordre vert, d’une nouvelle croissance « durable », durablement inéquitable, fondée inéluctablement sur le puissant moteur de l’envie. A force de critiquer comme anti-progressiste, déni d’humanité ou inéquitable l’égalitarisme, on en est venu à admettre comme irrémédiable la rupture croissante entre les nantis et les nuées de dénués. L’argument sur l’inefficacité mécanique des efforts de riches sur les questions de changement climatique est certes recevable : chaque euro ou chaque once de plaisir sacrifié à l’autel du climat au « nord » est probablement beaucoup moins rentable que s’il est transféré vers la promotion d’une transition « quantique » au « sud », pour ne jamais passer par nos étapes technologiques et culturelles, avérées léthales. Cependant cette perspective même peut être dépassée : si l’on admet le principe de transférer nos investissements « climat » au sud, on pourrait aussi admettre de dépasser cette question, et de prendre de front la question du développement partagé, sur la base d’une redistribution et d’une régulation massive. Utopie, certes, mais aussi transition progressive entre un statut de leurre et un statut de levier.
Santé & Nutrition : Homéopathie et politique
Source: Sante et Nutrition, contacte: santenutrition@sante-nature-innovation.fr
Homéopathie et politique
L’histoire de la réglementation des médecines alternatives, et en particulier de l’homéopathie, est extrêmement intéressante et éclaire les débats (et scandales) médicaux qui remplissent nos journaux (Médiator, prothèses PIP, anti-inflammatoire Vioxx, Buflomédil…).
Les tentatives actuelles de tuer les médecines naturelles, par l’interdiction des allégations thérapeutiques sur la plupart des vitamines, minéraux et nutriments, les nouvelles réglementations draconiennes contre les remèdes à base de plantes, et le déremboursement progressif de l’homéopathie, ont des racines qui remontent à il y a plus de… 200 ans.
Les années 1790-1820 furent marquées par un extraordinaire bouillonnement médical. Ce bouillonnement peut être relié à l’abolition, à la Révolution, de l’Académie de chirurgie, fondée par Louis XV en 1831, ainsi que de la Société royale de Médecine fondée par Louis XVI en 1778.
Tout comme notre actuelle « Académie nationale de Médecine », dont elles sont finalement les arrières-grand-mères, ces Académies bénéficiaient de privilèges qui leur assuraient à la fois une manne financière considérable, et surtout la possibilité de supprimer, par voie d’interdiction légale, la concurrence que leur faisaient les médecines alternatives.
Privées d’autorité (et de financement) par les Révolutionnaires, elles n’eurent aucun moyen d’empêcher le succès populaire des « nouvelles médecines » de l’époque, qu’étaient l’homéopathie et le retour en force de l’herboristerie.
Le phénomène ne tarda pas à prendre une tournure internationale. La montée de l’homéopathie coïncida avec un déclin spectaculaire du prestige de la médecine allopathique et de ses méthodes. Les médecins, que Molière avait tellement égratignés, sont à nouveau la cible de toutes les moqueries. Ce ridicule poursuivra la médecine allopathique durant tout le 19e siècle, avec le personnage grandiloquent de Monsieur Homais, le pharmacien de « Madame Bovary », et jusqu’à 1923 avec le triomphe du la pièce de théâtre « Docteur Knock ».
Inutile de dire que ces railleries n’étaient pas du goût des médecins allopathes. L’Académie royale de médecine, restaurée par Charles X, se sent menacée. Elle cherche à éliminer l’homéopathie en la condamnant officiellement en 1835.
La manœuvre échoue. En 1860, on ne trouve pas moins de 140 homéopathes à Paris, 443 homéopathes en France. Mais l’usage de l’homéopathie est bien plus répandu encore que ces chiffres ne le laissent entendre. Dans des sociétés à forte majorité rurale, les médecins sont difficiles d’accès et les populations sont attentives à tout remède efficace leur permettant de se passer de leurs services.
Le succès de l’homéopathie fut d’autant plus grand que, reposant sur des produits dépourvus de toute toxicité, les arguments manquent pour en interdire la pratique. Partout en France, les mères de famille se mettent à utiliser ces remèdes faciles et bons marchés pour soigner leurs enfants. A une époque qui ignore encore les antibiotiques, l’homéopathie est utilisée couramment pour traiter des maladies aussi graves que le choléra, le typhus, et même la variole.
A la consternation des médecins, le succès de l’homéopathie est tel qu’ils se retrouvent dépassés financièrement par ces nouveaux concurrents. Le revenu annuel moyen d’un médecin allopathe, en 1871, aux Etats-Unis, est de 1000 dollars, contre 4000 dollars pour les homéopathes (je n’ai pas les chiffres pour la France).
Pour les allopathes, la faute revenait à l’ignorance, à la superstition, et à la naïveté des populations, « trompées » par des « charlatans » abusant de leur confiance. L’urgence était donc de protéger les gens contre eux-mêmes : les autorités politiques, la police, devaient se charger d’éliminer les « faux médecins » qui les menaient hors du droit chemin médical.
Pour séparer le bon grain de l’ivraie, un allopathe, le Professeur Grasset, a l’idée de créer un Conseil de l’Ordre des Médecins, qui veillerait à la discipline et se chargerait de déterminer qui a le droit de soigner. Cette idée étant profondément contestée par le public, il ne reçoit pas de soutien des autorités, et ne peut que créer une Association Générale des Médecins de France, qui voit le jour en 1896.
Diverses tentatives ont lieu de donner un caractère officiel, et donc une autorité véritable à cette association, en 1923, puis 1928. Mais il faudra attendre le gouvernement de Vichy pour établir un « Conseil Supérieur des Médecins » doté des pouvoirs de police nécessaires, par la loi du 7 octobre 1940. La chasse aux sorcières était officiellement lancée.
Le premier hôpital homéopathique (Saint-Luc) fut fondé dès 1875 à Lyon, et l’École française d’homéopathie dès 1897 à Paris. L’Ordre des médecins, lui, ne reconnut l’exercice médical de l’homéopathie qu’en… 1997. Et encore les bonnes relations entre système médical officiel et homéopathie furent de courte durée. Dès 2001, le taux de prise en charge par la Sécurité sociale des produits homéopathiques passait de 65 à 35 %.
Si vous pensez que les médecins ont changé d’attitude par rapport à 1800, je vous invite à vous reporter aux récents rapports de l’Académie de Médecine, de la Miviludes, et de la presse officielle en général au sujet des médecines naturelles.
Frapper les faibles
Cette habitude de s’attaquer à ceux qui ne peuvent pas se défendre quittera-t-elle bientôt les autorités médicales ?
On peut craindre que non. Un article récent du New England Journal of Medicine a constaté qu’un tiers des patients américains avaient recours à des médecines non-conventionnelles, qu’ils payaient de leur propre poche (comme en France et en Belgique, où la Sécurité Sociale ne prend ces dépenses en charge que de façon exceptionnelle).
Au lieu de se poser la question de savoir pourquoi tant de patients cherchaient ainsi en dehors des voies de la médecine conventionnelle, les auteurs de l’étude, adoptant une attitude vieille de 150 ans, conseillaient aux médecins d’interroger leurs patients sur le sujet et, le cas échéant, de les convaincre de renoncer à ces « errements ».
L’urgence est, aujourd’hui, de dépasser la barrière du mépris, qui interdit tout dialogue constructif. Pour apporter notre propre pierre à l’édifice, nous avons demandé au Docteur Patrick Theillier, médecin et homéopathe, de présenter aux lecteurs de S&N l’homéopathie, afin de contribuer à une meilleure compréhension de ce qui est tout sauf du charlatanisme. A lire ci-dessous.
Jean-Marc Dupuis
La médecine homéopathique, par le Docteur Patrick Theillier
Tout le monde a entendu parler de l’homéopathie. Certains l’ont certainement essayée. Pour beaucoup, n’est-ce pas, c’est « l’utilisation des petites doses », « un effet placebo » ou « soigner le mal par le mal », et puis « si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal… ». Or ce n’est rien de tout cela : c’est une médecine à part entière que je préfère appeler « médecine homéopathique », qu’il est nécessaire de bien définir.
L’homéopathie est un terme inventé par Samuel Hahnemann, son fondateur, né en Saxe en 1755, mort à Paris en 1843 (enterré au cimetière du Père Lachaise). « Homéo » veut dire semblable, en opposition à « allo » contraire, que l’on trouve dans « allopathie » qui est la médecine des contraires, la médecine classique. La médecine homéopathique est basée sur la Loi des Semblables : loi de la nature, mise en évidence et formulée par Hahnemann.
Cette loi indique que toute substance capable de provoquer chez un être en bonne santé un certain nombre de symptômes est capable de guérir un être malade présentant ces mêmes symptômes. Ce n’est pas banal ! Ainsi, si vous expérimentez que le café vous empêche de dormir, ce qui est le cas le plus fréquent, le café pourra vous permettre de mieux dormir… A deux conditions, nécessaires et suffisantes, qui caractérisent la médecine homéopathique. Primo de trouver la bonne dose, la bonne dilution, car, pour avoir cette inversion d’effet, il faut diluer la substance de façon étonnamment importante : on met une goutte de café dans 99 gouttes d’eau, puis on prélève 1 goutte de cette solution à laquelle on rajoute 99 gouttes d’eau, et ainsi de suite … Secundo, ça ne marche que si, entre chaque dilution, on secoue fortement la solution 100 fois… ce qu’on appelle la « dynamisation ». Avec ces deux procédés, originaux il faut bien le dire, on obtient à la première dilution une 1CH, qui veut dire « 1ère Centésimale Hahnemanienne », puis une 2CH, et ainsi de suite…
Vous comprenez donc que ces deux manipulations du produit de départ (qu’on appelle « Teinture Mère ») caractérisent la médecine homéopathique sur le plan pharmacologique. Précisons que toutes les substances de la nature peuvent être utilisés, qu’elles soient d’origine végétale, animale ou minérale : l’homéopathie est une médecine naturelle.
Mais ce n’est pas tout ! Pour connaître l’effet de ces produits chez l’homme, il faut les expérimenter ! Ce qu’a fait Hahnemann. C’est au cours de la première tentative d’essai sur lui-même d’une substance, l’écorce de quinquina, qu’il eut l’intuition de la Loi des Semblables : il développa des symptômes semblables à ceux du paludisme que cette écorce de quinquina était réputée guérir. Pour connaître les substances médicinales, Hahnemann eut l’idée révolutionnaire de les faire absorber non à des animaux, non à des malades, mais à des hommes sains ! Toutes les médicaments homéopathiques sont des substances qui ont livré par le moyen de l’expérimentation sur l’homme sain ce qu’elles sont ca pables de guérir chez un malade ! C’est ce qu’on appelle une « pathogénésie » : c’est l’ensemble des signes et symptômes provoqués chez l’homme sain par l’expérimentation d’une substance.
Les pathogénésies de chaque médicament contiennent, en fait, de nombreux symptômes. Reprenons l’exemple de notre café. En homéopathie, on a gardé le nom scientifique, en latin (compris par tous dans toutes les langues) : le café, c’est « coffea cruda ». Sa pathogénésie comporte de nombreux signes que l’on peut résumer par : « Hypersensibilité de tous les sens, activité exagérée de l’esprit et du corps, insomnie car n’arrête pas de penser, aggravé par les émotions excessives (surtout les surprises joyeuses) » (1). Vous voyez qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle insomnie. L’homéopathie est une médecine personnalisée. C’est, il faut bien le dire, ce qui fait sa difficulté. Mais, en même temps, son intérêt ! C’est une médecine passionnante quand on commence à la connaître.
Il faudra encore donner des précisions, mais, déjà, vous avez les bases, le trépied de sa constitution : similitude, dilution, dynamisation.
Dès maintenant, vous pouvez l’utiliser pour des petits maux comme dans les traumatismes, accidents ou blessures avec un premier grand remède qui est Arnica. L’arnica des montagnes est une herbe guérisseuse connue. On peut d’ailleurs l’utiliser telle quelle, en Teinture Mère (ou T.M.) commercialisée en pharmacie : la lotion ou la pommade d’Arnica sur toute meurtrissure, contusion, tuméfaction, apportera un soulagement de la douleur et évitera la formation d’un hématome.
La prise de granules homéopathiques d’Arnica dilué et dynamisé procurera une action plus générale et plus profonde. Les granules sont des grains de saccharose sur lesquels on dépose la dilution choisie, que vous trouvez en pharmacie : il suffit de les sucer en les gardant autant que faire se peut sous la langue. Il faut retenir que la hauteur de la dynamisation employée (généralement de 4CH à 30CH) est relative à la gravité du traumatisme, par son intensité, son étendue, sa profondeur. Pour un accident de voiture, par exemple, la plus haute dynamisation sera la mieux indiquée, car c’est le corps tout entier qui est traumatisé ; les organes, les fonctions peuvent être lésés, commotionnés ; des membres blessés ; le psychisme lui-même est atteint. Si donc vous res sentez une douleur de meurtrissure locale ou générale avec agitation et peur d’être approché, qui sont les symptômes caractéristiques d’Arnica, il vous faut prendre de l’Arnica le plus haut dilué, en l’occurrence en 30CH, en dose (qui contient des globules, grains plus petits que les granules en plus grande quantité).
Une autre plante, le souci du jardin ou Calendula, est appelée « l’antiseptique homéopathique ». La lotion de Calendula ou la pommade est à mettre sur les plaies, en compresse par exemple, empêche la suppuration et accélère la cicatrisation. A utiliser donc dans toutes les plaies et blessures ouvertes.
Un troisième médicament doit faire partie de vos trousses d’urgence : Cantharis. C’est le venin de la cantharide (coléoptère dont la piqûre est redoutable) qui s’est révélé, au cours des expérimentations homéopathiques comme le remède efficace contre les brûlures (que ce soit par le feu, les liquides, les solides, le froid, les acides, le soleil…), avec un pouvoir calmant, antiseptique, cicatrisant, reconstituant de la peau. A appliquer après avoir laissé la brûlure 10 mn sous l’eau froide. En cas de brûlure grave, soit par la superficie, soit par la profondeur, la prise de Cantharis en dynamisation est indispensable (2).
En plus de ce trio, il y a d’autres remèdes d’urgence que nous verrons une autre fois.
Mais pour vous faire bien comprendre l’homéopathie, sachez que l’expérimentation de Cantharis a révélé aussi un effet dans « l’irritation et l’inflammation des muqueuses digestives et urinaires avec douleurs brûlantes » : c’est un remède extraordinaire de cystite aiguë avec douleurs brûlantes avant, pendant et après la miction (le jet), à prendre le plus tôt possible, en dose en 9CH (à avoir chez soi !).
La médecine homéopathique est une médecine très vaste ; il y a beaucoup de choses à dire sur ses bienfaits. On se pose toujours la question de savoir comment elle agit à si petites doses (infinitésimales)… Mais, après tout, on sait aujourd’hui avec l’atome que l’infinitésimal peut avoir une très grande puissance ! Avec l’homéopathie, on n’est plus du tout dans la chimie, qui a pu se faire développer la médecine allopathique. On est dans la physique, l’énergétique, l’électromagnétique. Nous en reparlerons.
Docteur Patrick Theillier
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Sources de cet article :
(1) Précis de Matière Médicale Homéopathique des Dr Léon Vannier et Jean Poirier (Doin), un classique de l’homéopathie française.
(2) Cf. Trésor de l’homéopathie en cas de blessures et accidents de Colette Peyrard.
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Déclaration iniversel ban droi domoun NATIONZ’UNI LA ACCEPT SA LE 10 DÉCEMB 1948
Source : Oxygène
« Causement la cour »
Déclaration iniversel ban droi domoun
NATIONZ’UNI LA ACCEPT SA LE 10 DÉCEMB 1948
L’assemblée générale i proclam le déclaration ban droi domoun comme l’idéal commun partout sur la terre du plus petit au plus grand pareil pou tou le moun, se déclaration i doi resté dan la tête tou le moun pou que ti peu ti peu tout nation i applik se ban droit.
Artik 1
Tou le moun i arrive sur la terre pareil, libe en dignité et en droi. Noute toute na na un réflexion et un bon sens, pou nou agir dan un l’esprit de fraternité.
Artik 2
1. Tou le moun i peu prétend fé valoir le ban droi et liberté écrit dans déclaration là, sans différence ente toute de moun, question race, couleur, sexe, langue, religion, poltik, ou n’inporte quel autre situation.
2. En plus, pa de différence sur le statut politik, juridik ou international de l’endroit ou sa ou sorte, quel que soit l’endroit.
Artik 3
Tou le moun na na le droi de vive, libe et protégé.
Artik 4
Personne i sera en soumission ; toute forme l’esclavage lé interdit.
Artik 5
Na pu personne i sera tortruré, et n’aura pu ban traitement sauvage inhumain et rabaissant.[...]
Artik 7
Tou le moun lé égal devant la loi et na le droi un protection pareil. Tou le moun na le même droi contre discrimination et provocation.[...]
Artik 13
1. Tou le moun na le droi de déplace à li lirement et habité ou li ve.
2. Tou le moun na le droi allé ou li ve si la terre.[...]
Artik 18
Tou le moun na le droi de pensé, de conscience et de religion comme li ve ; et aussi de changé quan li ve et pratik son religion et son ban idée comme li ve.
Artik 19
Tou le moun na le droi d’avoir un point de vue et un causé, ou li ve comme li ve, sans barrière.[...]
Artik 25
1. Tou le moun i doi avoir un niveau de vie suffisan pour assure le santé, le bien-ête son famille entre aute su question mangé, habillement, logement aussi pou son santé. Na le droi au service sociaux si li lé au chomage, malad, veuf, agé ou si li perde tout son moyen même si pa li l’auteur.
2. Ou na le droi a un l’assistance spécial pou lé femme enceinte et son ban marmaille. Tou marmaille, qui soi né dan ou en déor du mariage lé pareil en droi.
Artik 26
1. Tou le moun na le droi a un l’éducation. Sa i doi ête gratuit pou l’éducation élémentaire et fondamental. L’éducation technik et professionnel i doi ête accéssible pou toute ; comme lé zétude supérieur, si li la mérité.
2. L’objectif l’éducation la i doi aide à l’épanouissement et au respect de tou lé droi et liberté déclaration là. I doi aide a nou trouve un compréhension, un tolérance, un l’amitié ente noute toute.
3. Le ban parent na na avan tou le droi choisi commen éduk son ban marmaille.[...]
Artik 30
Nou na point le droi mette en place ban z’action pou détrui sa que lé écrit dan séclaration là, et utilise le ban z’artik là pou faire le mal.
Inscription Semaine du DD (jusqu’au 22 mars 2012)
Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement vous souhaite une bonne année 2012 !
La Semaine du Développement Durable : 10 ans déjà !
La SDD, organisée chaque année du 1er au 7 avril, est désormais un rendez-vous majeur très attendu. L’objectif de cette opération est de sensibiliser les Français aux enjeux du développement durable et inciter chacun à adopter des comportements plus responsables. Vous êtes, chaque année plus nombreux à vous mobiliser et à ce jour déjà 117 projets sont enregistrés !
En 2012 : soyez consom’acteur !
Cette année, l ‘accent est mis sur l’information aux citoyens. L’objectif est d’inciter nos concitoyens à devenir des consom’acteurs éclairés grâce à la mise en lumière des repères favorisant l’achat/investissement durable : affichage environnemental, écolabels, guide des allégations environnementales, signes de qualité de la compétence des entreprises du bâtiment et étiquette COV.
Au-delà de cette thématique, la SDD est une opportunité pour chacun de valoriser les changements de comportements. Toutes les opérations ou manifestations faisant la promotion de mesures pérennes et/ou initiatives quotidiennes en faveur du développement durable peuvent être labellisés dans le cadre de l’appel à projets.
L’appel à projets est lancé : vous pouvez vous inscrire jusqu’au 22 mars 2012, en remplissant le formulaire d’inscription sur le site www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr
Afin de relayer l’appel à projet de la semaine du développement durable 2012 sur vos propres supports, un kit de communication sera disponible sur le site « agissons » début mars. En attendant, vous pouvez dores et déjà relayer les bannières ci-jointes, invitant les porteurs de projets à s’inscrire.
Vous souhaitez participer ?
Organisez une ou plusieurs manifestations valorisant un changement de comportements, dans différents domaines :
Consommation ; emplois verts / formations ; ville durable ; énergie ; déchets ; habitat ; transports, biodiversité ; alimentation ; eau ; tourisme / loisirs ; sport ; responsabilité sociétale des entreprises ; etc.
Inscrivez-vous en remplissant le formulaire sur le site http://www.agissons.developpement-durable.gouv.fr/Tous-les-ans-un-appel-a-projets
Si votre formulaire est validé, votre manifestation apparaîtra dans le programme national.
Un kit de communication sera disponible en téléchargement sur le site www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr en mars.
Vous recevrez par voie postale début mars, à l’adresse de votre structure, un kit d’affiches pour annoncer votre ou vos événements.
Pour plus d’infos, consultez le site www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr.
Contact : 01 40 81 76 34
semainedudeveloppementdurable@developpement-durable.gouv.fr
Pourquoi tant de persécutions actuelles contre les médecines naturelles ?
Lettre publiée par l’Institut de Protection de la Santé et de la Nutrition : newsletter@institutprotectionsantenaturelle.eu
Madame, Monsieur
Suite à notre information il y a deux semaines sur les persécutions actuelles contre les médecines naturelles, la grande question, qui nous a été posée par des milliers de sympathisants, fut : POURQUOI ???
Pourquoi les autorités ne veulent-elles pas que chacun puisse choisir sa médecine ?
Qui cela gène-t-il ?
La réponse facile, c’est que le gouvernement obéit aux industries pharmaceutiques, qui ont intérêt à nous rendre malades, et à nous obliger à prendre leurs médicaments chimiques.
Mais à l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, nous avons toujours pensé que cela n’explique pas tout.
C’est pourquoi il nous a paru intéressant de porter à la connaissance du plus grand nombre le texte suivant signé Jean-Marc Dupuis, que beaucoup ont déjà lu.
Je vous souhaite une excellente lecture !
Augustin de Livois
Directeur
Pourquoi tant d’hostilité contre les médecines naturelles ?
Les médecines naturelles sont un domaine plus surveillé par les autorités que bien des activités criminelles.
La vente de compléments alimentaires naturels (plantes, vitamines, acides gras, acides aminés, minéraux, etc.), par exemple, est réglementée de façon beaucoup plus stricte que la vente de tabac, d’alcool, d’armes, ou encore de films incitant à la violence.
Le cas de la vitamine D
Pour illustrer la rigidité de la situation, nous allons parler d’un produit naturel dont aucun scientifique sérieux ne peut contester les bienfaits : la vitamine D.
La vitamine D est produite dans votre peau sous l’effet du soleil, et plus précisément sous l’action des rayons ultraviolets. Dans les pays du Nord de l’Europe, 75 % de la population souffre d’une carence en vitamine D pendant l’hiver. Cette carence est d’autant plus répandue que les foies de morue et de flétan et les poissons gras (sardines, hareng, maquereau, thon etc.) qui sont les principales sources alimentaires de vitamine D, sont de moins en moins consommés.
Or, manquer de vitamine D a des effets graves. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme phosphocalcique (indispensable au bon fonctionnement musculaire, intestinal, neurologique et à la minéralisation des os) ; elle est aussi fortement impliquée dans la synthèse de l’insuline par le pancréas. Enfin, elle exerce des fonctions physiologiques de type hormonal sécostéroïde en exerçant de multiples effets sur l’expression des gènes.
En effet, la vitamine D influence plus de 3000 gènes dans le corps dont, par exemple, les gènes qui contrôlent la lutte contre les infections, et qui produisent plus de 200 peptides anti-microbiens.
Et ce n’est pas tout !
Les études scientifiques ont établi un lien incontestable entre le taux de vitamine D et l’état de santé :
Selon une méta-analyse de 18 études en double aveugle randomisées, un taux élevé de vitamine D dans le sang réduit le taux de mortalité toutes causes confondues [1]. Une étude en double-aveugle, ou double insu, est une étude où des personnes suivent un traitement ou un placebo (faux médicament), sans que ni leur médecin, ni elles-mêmes, ne sachent si elles reçoivent le traitement ou le placebo.
Une étude récente a montré que le nombre de décès au Canada pourrait être réduit de 37 000 annuellement, soit 16 % des décès du pays, si la population avait un taux de vitamine D plus éléve [2].
Une étude réalisée en commun par les universités de Graz (Autriche) et Heidelberg (Allemagne) est arrivée à des conclusions similaires, en février 2009 : 3200 hommes et femmes de 62 ans en moyenne ont été observés sur une période de sept années. 740 sont décédés entre temps. Parmi les personnes décédées, elles étaient deux fois plus nombreuses à avoir un taux de vitamine D réduit, qu’un taux de vitamine D élevé.
Grâce à ses effets bénéfiques sur le système immunitaire, la vitamine D pourrait avoir un puissant effet de protection contre le cancer. Les chercheurs sur le cancer de l’hôpital Mount-Sinai de Toronto (Canada) ont comparé les habitudes alimentaires de 760 femmes ayant le cancer du sein à un groupe de 1135 personnes en bonne santé. Ils ont constaté que les personnes ayant un bon taux de vitamine D avaient 24 % de risques en moins de tomber malade. Des résultats similaires ont été observés pour le cancer de la prostate et du colon.
Les chercheurs de l’Institut du Coeur de Kansas City (USA) ont également démontré un effet protecteur de la vitamine D sur le coeur et les artères. En décembre 2008, ils ont évalué les données concernant plus de 10 000 personnes test, sur une durée de dix-sept ans. Il s’est révélé qu’un taux réduit de vitamine D dans le sang doublait le risque d’infarctus. Une cause possible de cet effet protecteur est la capacité de la vitamine D à diminuer la pression sanguine.
Face à tous ces bienfaits (et il y en a d’autres), la vitamine D présente aussi des dangers pour la santé. Mais ces dangers sont limités : il est impossible de souffrir de surdose de vitamine D par sa seule alimentation. Et il faut prendre quotidiennement des doses supérieures à 20 fois les apports journaliers recommandés (AJR), autrement dit avaler une douzaine de pilules ou d’ampoules de vitamine D par jour, pour observer des effets indésirables.
Vous pourriez donc penser qu’une complémentation modérée de vitamine D, dans les populations déficitaires, serait favorisée par les pouvoirs publics ; que le ministère de la Santé informerait le public ; et que les fabricants de ces compléments seraient autorisés à signaler les bienfaits à attendre de cette vitamine, par exemple en diffusant les résultats des études scientifiques citées ci-dessus.
Eh bien pas du tout. La vente de vitamine D à des doses suffisantes pour avoir un effet bénéfique réel est strictement interdite sans ordonnance d’un médecin. Ce qui explique que seule une infime proportion de la population, particulièrement bien informée et motivée, bénéficie des nouvelles découvertes sur la vitamine D.
Non seulement les fabricants de compléments alimentaires ne sont pas encouragés à informer le public de ses bienfaits, mais il leur est même interdit de le faire, et même de vendre des doses de 5 microgrammes de vitamine D (Apport Journalier Recommandé officiel).
De plus, s’ils vendent de la vitamine D en citant sur la notice une seule des études citées plus haut, ou s’ils laissent entendre dans la présentation du produit qu’elle peut avoir un bienfait pour la santé, quel qu’il soit, ils sont passibles des poursuites prévues à l’article L5122 du Code de la Santé Publique.
Interdiction des allégations thérapeutiques
Il est interdit aux fabricants de compléments alimentaires de mentionner sur leurs produits les effets escomptés sur la santé, les maladies, en termes de prévention comme de guérison.
Si on suit la réglementation actuelle jusqu’au bout, il est interdit à une marque d’eau minérale d’indiquer sur l’étiquette que l’eau « aide à prévenir la déshydratation ». Ce n’est pas un canular, mais l’expérience réelle que viennent de réaliser deux chercheurs allemands, dont la demande a été refusée par l’agence européenne du médicament.
La conséquence est que les patients en sont réduits à courir des risques insensés en recherchant sur Internet des indications sur les compléments alimentaires qu’ils achètent. Risques insensés non parce que les produits qu’ils prennent pourraient leur causer des inconvénients, mais parce qu’ils ont de grands risques de passer à côté d’un produit qui pourrait les aider. Et pourtant, cette interdiction d’information est imposée au nom de « la protection de la santé publique ».
En prenant ainsi la défense des fabricants de compléments alimentaires, je sais que je m’expose à être critiqué comme un « suppôt de l’industrie » et des « vendeurs de pilules ». Mais mon activité professionnelle ne consiste pas à vendre de tels produits : elle consiste à produire et publier de l’information sur la santé naturelle. J’aurais tout à perdre, en terme de crédibilité, à prendre le parti de tel ou tel secteur de l’industrie. Et précisément, ainsi que je le dis toujours, votre meilleure source de vitamine D est entièrement gratuite puisque c’est… le soleil !!
Comment en est-on arrivé là ?
L’hostilité des pouvoirs publics vis-à-vis des médecines naturelles date de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque fut créé l’Ordre des Médecins en 1940, et que fut supprimé le diplôme d’herboriste en 1941.
Il s’agissait de faire entrer le pays dans la médecine « scientifique moderne ».
Il faut se replacer dans le contexte de l’époque pour comprendre cette démarche.
En toute bonne foi, des médecins, des chercheurs et des responsables politiques ont créé un système de santé centralisant tout le pouvoir et les ressources financières pour, selon leur vision, découvrir, et imposer, la meilleure solution, le meilleur protocole de traitement pour chaque maladie.
Cette démarche leur paraissait d’autant plus légitime que beaucoup étaient persuadés que ce n’était qu’une question de temps avant qu’on trouve un vaccin, ou des médicaments quelconques, qui viendraient à bout de toutes les maladies.
Le Ministère de la Santé en France développa une technostructure complexe faite d’un enchevêtrement d’agences, de comités, de « hautes autorités », d’ordres et de commissions, qui prirent sur eux de prendre les grandes décisions concernant la santé de la population. Les médecins, dans leur optique, devaient être traités comme de simples courroies de transmission soumises à leurs ordres et à leurs règlements. Les patients, eux, ne devaient plus avoir leur mot à dire puisqu’ils n’avaient pas la compétence technique pour comprendre ce qui était le meilleur pour eux.
L’Ordre des Médecins commença à imposer des protocoles de traitements standardisés, et à exclure les médecins qui refusaient de s’y soumettre. Une fois exclu de l’Ordre, un médecin n’a plus l’autorisation d’exercer la médecine. C’est donc une sanction extrêmement grave pour lui. Non seulement il perd son métier, mais il subit une opprobre telle que rares sont les médecins qui osent s’exposer à de telles sanctions – et personne ne peut leur en vouloir.
La médecine française a donc été mise au pas, et forcée d’entrer dans un seul moule. Un nombre incalculable d’herboristes et de guérisseurs, héritiers de traditions ancestrales d’une richesse pourtant fabuleuse, se retrouvèrent du jour au lendemain passibles de poursuites pour « exercice illégal de la médecine », ou « exercice illégal de la pharmacie » sous prétexte qu’ils n’avaient pas, et ne pouvaient pas, adhérer à l’Ordre des Médecins ou des Pharmaciens. Il en fut de même dans les monastères où certains religieux se transmettaient encore des savoir-faire médicinaux datant de la nuit des temps.
On imagine le scandale que causerait une telle décision, prise aujourd’hui par le gouvernement du Brésil par exemple, qui imposerait du jour au lendemain sur toute l’Amazonie que seuls les médecins dûment diplômés des facultés d’Etat des villes côtières occidentalisées aient le droit de prodiguer des soins, ou de donner des plantes aux malades.
Nul doute que des mouvements énormes de protestation seraient organisés à l’ONU, à l’UNESCO, et par les ONG du monde entier au nom du « respect des cultures », pour protester contre une tentative aussi barbare de faire table rase du passé. C’est pourtant exactement l’oppression qui a été imposée, et qui continue d’être imposée, en France sur les malades et les médecins bien qu’en Occident, le savoir en occident se soit aujourd’hui très largement perdu.
Un couvercle de plomb
Protocoles de traitements de la moindre maladie, autorisations de mise sur le marché des médicaments, taux de remboursement, prix des consultations, critères de sélection des médecins, nombre de diplômes de médecins délivrés (le fameux numerus clausus), répartition territoriale des hôpitaux et cliniques, campagnes de vaccination, tout fut donc désormais décidé par le seul Ministère de la Santé, et la technostructure qui en dépend. Aujourd’hui encore, c’est lui, et lui seul, qui décide ce qu’il faut faire et penser dans tous les domaines de la médecine et de la santé : ce que votre médecin a le droit de vous prescrire, les traitements que vous avez le droit d’entreprendre.
Cette situation est potentiellement génératrice de souffrance pour les patients, qui peuvent avoir l’impression de n’être qu’un rouage du système de santé. Mais elle est également d’une grande violence pour les médecins, qui peuvent avoir le sentiment que les conditions ne sont plus réunies pour qu’ils puissent remplir leur mission auprès des malades.
L’extrême sévérité et rigidité du système de santé à l’encontre des médecins « déviants » n’a toutefois pas permis de protéger le public contre les charlatans, qui semblent même être plus nombreux que jamais, ainsi qu’en témoigne le rapport, certes critiquable par bien des aspects, de la Miviludes (Mission de vigilance contre les sectes) paru le 10 juin 2011 au sujet des dérives sectaires dans le monde des thérapies parallèles.
Tout se passe comme si le couvercle de plomb qu’on a voulu imposer sur la santé, avait en réalité servi de serre protectrice pour que se développe, en France, une myriade de pratiques thérapeutiques douteuses. Ces dérives sont d’autant plus dangereuses que le patient en quête de solutions naturelles n’a plus aucun moyen de distinguer les thérapeutes sérieux des autres, tous étant soumis à la même suspicion, voire aux mêmes interdictions, dès lors qu’ils ne suivent pas les protocoles officiels.
Il est alors aisé pour un authentique escroc de crier à la persécution, ou aux atteinte à la liberté individuelle, alors qu’il met réellement en danger la vie de ses victimes.
La plus totale confusion, donc, règne.
La révolution Internet
C’est dans ce contexte qu’Internet est venu changer la donne.
Pour son information sur la santé, le public éclairé se tourne de moins en moins, aujourd’hui, vers le Ministère de la Santé, dont il sait qu’il obtiendra surtout des discours aseptisés et au fond, de peu d’utilité pratique.
En revanche, une profusion fabuleuse d’information est aujourd’hui accessible grâce à la presse indépendante et surtout sur Internet. Le site Doctissimo draine chaque jour à lui seul plus de 3 millions de visiteurs, ce qui en fait un des tout premiers sites francophones en terme de fréquentation. Une myriade d’autres sites existent pour les personnes en quête de réponses à leurs problèmes de santé, qui publient des informations gratuites ou payantes, de qualité extrêmement variable évidemment. Les publications Santé Port Royal (Pratique de Santé, Principes de Santé, Plante & Santé…) par exemple, diffusent beaucoup d’informations intéressantes.
Pour les personnes concernées par le cancer, et qui souhaitent un complément naturel aux traitements conventionnels, la référence francophone est bien sûr www.guerir.org, le site du Dr David Servan-Schreiber, malheureusement décédé le 24 juillet dernier.
Pour les problèmes de cholestérol et les maladies cardiovasculaires, celui du Dr Michel de Lorgeril. Pour la nutrition, le site de Thierry Souccar www.lanutrition.fr.
En Allemagne, dans les pays scandinave, aux Etats-Unis, des centaines de lettres d’information sur la santé naturelle circulent, les plus populaires étant celle du Dr Joseph Mercola (www.mercola.com), suivie par plus d’1,5 millions de personnes quotidiennement, celle du Dr Weil, ou encore celle Dr Whitaker. Au Canada, l’encyclopédie en ligne www.passeportsante.net, un site à but non lucratif financé par la fondation Lucie et André Chagnon, s’est imposée comme une des principales références scientifiques sur les médecines naturelles ces dernières années.
C’est à partir de ces sources, et bien d’autres, que je publie moi-même Santé & Nutrition, une lettre gratuite à laquelle chacun peut s’abonner librement (lien ici), aujourd’hui suivie par près de 100 000 personnes.
Il ne s’agit que de quelques noms, forcément choisis de façon arbitraire. Je présente donc d’avance mes excuses à toutes les personnes et institutions de grande valeur, qui contribuent de façon essentielle à l’information du public, et qui pourraient légitimement s’étonner de n’être pas citées ici. Mais le but de cet article n’était pas d’en faire une liste exhaustive.
Face à cette explosion d’information, qui apporte un courant d’air frais extraordinaire à la médecine, il est permis d’espérer que le « système de santé » officiel se trouve bientôt obligé de se ré-inventer.
Puissions-nous, chacun là où nous nous trouvons, œuvrer comme nous le pouvons pour que la médecine se recentre sur un seul objectif : la bonne santé… naturellement.
L’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle remercie Jean-Marc Dupuis pour son aimable autorisation de reproduire ce texte.
Références :
[1] Altern Med Rev 2008 ; 13(1) : 6-20.
[2] Grant W., Schwalfenbert, G.K., Genuis, S.J., Whiting S.J., « An estimate of the economic burden and premature deaths due to vitamin D deficiency in Canada », Molecular Nutrition and Food Research, volume 54, Issue 8, p. 1172-1181, août 2010.
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Newsletter de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle – 253A Chaussée de Wavre – 1050 BRUXELLES
www.institut-protection-sante-naturelle.eu
Association ADELS-ADELROI : Cher(e)s ami(e)s de la démocratie locale bonjour,
*Objet : **CR ADELROI*
> Compte-rendu de la réunion du 14 janvier 2012 à Village Titan du Port
Cher(e)s ami(e)s de la démocratie locale bonjour,
Voici le compte-rendu de la réunion du 14 janvier 2012 et l’invitation du
dîner-débat à diffuser autour de vous.
Espérant vous revoir à la prochaine réunion, recevez mes cordiales
salutations.
Jean-Claude HO PUN CHEUNG
Madame, Monsieur,
Notre association, ADELS-ADELROI depuis 2000, mène son action citoyenne
pour la démocratie locale à la Réunion. En 2009, un Séminaire s’est tenu à
« Dos d’âne » sur le thème de « *la décolonisation des esprits et des
pratiques pour le développement local* ».
En mai 2011, une délégation Réunionnaise a participé au même type de
rencontre organisé à Tournai par un « Collectif franco-belge pour l’utopie
sociale, culturelle et politique » sur « *les forces et les formes de la
résistance* ».
La récente actualité a démontré la faculté des Réunionnaises et des
Réunionnais à ne pas courber l’échine face à tous les risques (feu, requin,
chikungunya) qu’ils doivent affronter et à participer aux prises de
décisions qui les concernent. En définitive qui décide ? Comment ? Où ?
Paris ? Bruxelles ? La Réunion ?
Comme nous l’avons déjà fait le 16 décembre à Saint-Pierre, nous vous
proposons d’échanger, au cours d’un dîner-débat, sur le thème :
*de l’indignation à la résistance, de la résistance à l’action*
*le jeudi 23 février 2012 à 19H*
au Centre Social et Culturel de Coeur Saignant du Port*
Après quelques flashs vidéo sur les débats franco-belges de mai 2011
Chacun(e) pourra exprimer, à partir de son regard et de son vécu, sa
principale indignation et sa façon personnelle de résister afin d’envisager
ensemble des formes de mobilisation collective
Cette invitation est à diffuser le plus largement possible autour de vous.
Surtout n’hésitez pas à y venir avec un proche ou une connaissance
intéressé(e) par le thème, surtout dans le secteur «Nord»
Afin de pouvoir prévoir l’organisation de la salle et du buffet, merci
d’indiquer votre présence auprès de :
Nicol M’COUEZOU Tel 0692 61 66 04
Jean-Claude HO PUN CHEUNG Tel 0692 45 50 22
ou par mail à : *marc.conforte.democratie@wanadoo.fr*
Participation aux frais : 10 €
Espérant compter sur votre participation constructive, accepter cher(e)s
ami(e)s nos salutations les plus cordiales.
**Centre Social et Culturel de Coeur Saignant du Port*
=> Arrivée par l’échangeur de la Rivière des Galets, au rond point des
Danseuses prendre la direction du centre ville, => juste avant la station
Caltex prendre à droite (route Déserte/Rico Carpaye), 2O mètres après
tourner à droite, avancer jusqu’à l’intersection, puis tourner à droite, le
Centre se trouve sur la gauche, avec grand parking.
2012 : L’IPSN entre en campagne
Chers amis,
L’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle créé depuis moins
d’un an est désormais installé et enregistré au cœur de la capitale
européenne (nos coordonnées à Bruxelles en bas de ce message).
Pour défendre notre droit de nous soigner autrement, nous nous
mobilisons sur tous les fronts en 2012, année d’élections
présidentielles et législatives en France.
Historiquement, on sait que c’est dans les cent jours qui suivent les
élections que les principaux changements se font, ou ne se font pas.
L’année 2011 a été marquée par l’adoption définitive d’une directive
européenne ravageuse sur les médicaments traditionnels à base de
plantes… mais aussi par un soulèvement citoyen absolument inédit,
avec 1 500 000 signatures rassemblées par notre mouvement, plus 800
000 grâce au réseau Avaaz, qui nous a emboîté le pas.
Nous avons désormais eu le temps de nous structurer et des citoyens
toujours plus nombreux viennent sur le site officiel de l’Institut
pour la Protection de la Santé Naturelle :
http://institut-protection-sante-naturelle.eu/
Les herboristes s’organisent pour proposer des solutions. L’IPSN
proposera un cycle de conférences /groupe de travail pour les
accompagner dans l’organisation de leur défense (un « Manifeste des
herboristes » est en cours de préparation).
L’objectif : obtenir un diplôme d’herboriste d’ici la fin de l’année.
De nombreux experts en médecine et spécialistes de la santé naturelle
rejoignent notre Institut, pour travailler sur les dossiers
techniques. Nous sommes également en cours de renforcement de notre
Comité d’Ethique.
Plusieurs actions coup de poing, et notamment d’autres pétitions, sont
programmées pour l’année 2012.
L’IPSN au cœur de la bataille de l’information
Pour être entendu des pouvoirs publics et des administrations, il faut
bouger, faire du bruit. Mais il est également essentiel de « produire
du fond ». C’est pourquoi l’IPSN s’organise pour être une force de
proposition.
L’Institut organisera toute l’année des rencontres pour donner la
parole à des médecins, des scientifiques et des acteurs des médecines
naturelles, y compris des patients, afin qu’ils s’expriment sur des
sujets « tabous », c’est-à-dire non traités par les médias officiels
et l’administration pour des raisons idéologiques ou obscurantistes.
Des meetings seront organisés, auxquels tous les signataires de notre
pétition seront bien sûr attendus (surveillez bien vos boîtes email
!).
Enfin, pour avancer, nous devrons à la fois garder notre esprit de
révolte et garder le sens de l’écoute et de la discussion. Pour
changer notre système de santé et défendre nos choix de santé, nous
devons construire des réseaux, des alliances et apprendre à
réconcilier les points de vue convergents. Là-dessus nous comptons sur
vous autant que sur votre mobilisation !
Et aussi…
Je vous rappelle également la sortie du DVD de l’Alliance pour la
Santé, qui vous permet de voir toutes les conférences qui ont eu lieu
lors du Grand Congrès National des 15 et 16 octobre dernier. Vous
pouvez vous le procurer en vous rendant sur le site :
http://alliance-pour-la-sante.com/
Notez aussi dans vos agendas le congrès « Pour guérir de la sclérose
en plaque » qui aura lieu les 24 et 25 mars prochains à Paris, avec en
particulier le Dr Michel Geffard, membre de notre comité d’éthique.
Michel Geffard est docteur en médecine, docteur es science et
directeur de recherche à l’INSERM. Il propose depuis 20 ans des
traitements pour les maladies dites incurables comme la SEP.
Renseignements ici : http://www.lessymboles.com/SEM_SEP.htm
Enfin, tenez-vous prêt pour la sortie du prochain coffret de référence
sur les plantes médicinales, par Michel Pierre, lui aussi membre du
comité d’éthique de l’IPSN. Ce coffret contient deux livres expliquant
l’usage de 400 plantes, autrement dit l’essentiel de l’herboristerie,
classées par affection à traiter d’une part, et par plante d’autre
part. Pour chaque affection (plus de 100), il nous décrit : les
symptômes; les précautions à prendre; tous les remèdes à base de
plantes pour retrouver la santé ou améliorer sa forme (tisanes,
infusions, jus, probiotiques, fruits séchés, etc. Un indispensable à
avoir chez soi. Sortie en avril 2012.
Bonne année 2012 !
Augustin de Livois
Président
**********************
Si vous souhaitez commenter cette information ou la compléter,
n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante :
contact@institut-protection-sante-naturelle.eu
**********************
Votre adresse ne sera jamais transmise à aucun tiers et vous pourrez
vous désinscrire grâce à un lien se trouvant sur toutes nos
newsletter, en fin de message.
Institut pour la Protection de la Santé Naturelle – 253A Chaussée de
Wavre – 1050 BRUXELLES – www.institut-protection-sante-naturelle.eu