Cartographie numérique en ligne nouvelle génération : impacts de la néogéographie et de l’information géographique volontaire sur la gestion urbaine participative
Résumé : La carte, et plus globalement la géolocalisation sont devenues omniprésentes sur Internet. Cette démocratisation de la géomatique par l’intermédiaire du Géoweb se traduit par l’émergence d’une nouvelle forme de cartographie utilisant les techniques du web 2.0. Qualifiée de néogéographie, elle se caractérise par une grande interactivité et des contenus géolocalisés générés par les utilisateurs. La mobilisation de cette information géographique volontaire constitue un défi pour les professionnels de l’information géographique mais aussi pour les collectivités territoriales. La question de la participation publique par l’intermédiaire des applications cartographiques contributives est ainsi renouvelée et plus globalement de nouvelles perspectives se dessinent pour les SIG participatifs. L’objectif de cet article est de mettre en perspective le développement du Géoweb participatif avec les processus de gestion urbaine participative.
Mots-clés : Géomatique, SIG, information géographique volontaire, démocratie locale, Géoweb, wiki, cartographie en ligne, Web 2.0, gestion urbaine participative
Abstract: Maps, and more broadly location have become ubiquitous on the Internet. This democratization of GIS through the GeoWeb produce the emergence of a new mapping is using the techniques of Web 2.0. The neogeography is characterized by high interactivity and user-generated geographic content. The mobilization of this volunteered geographic information is a challenge for geospatial professionals but also for local authorities. The issue of public participation through the participatory mapping is renewed and, more generally, new opportunities are emerging for participatory GIS. The objective of this paper is to put in perspective the development of participatory GeoWeb with urban planning.
Keywords: GIS, Volunteered Geographic information, Geoweb, participatory, public participation, wiki, PPGIS, Web 2.0, urban planning
Boris Mericskay (1)
mericskay.boris.1@ulaval.ca
Stéphane Roche (2)
Stephane.Roche@scg.ulaval.ca
Département de géographie, Université Laval, Québec, Canada (1)
Département des sciences géomatiques, Université Laval, Québec, Canada (2)
De la pluralité des ordres ? Les problèmes d’environnement et de développement durable à la lumière de la théorie de la justification
Selon une approche courante en économie, mais aussi dans d’autres sciences sociales, les objets auxquels s’intéressent les chercheurs sont insérés par eux dans un système étroit de déterminations ou de relations qui conduisent ces chercheurs à retenir une définition univoque de l’être et du comportement des objets étudiés. Ainsi, dans le champ économique, qu’ils soient producteurs ou consommateurs, les agents sont habituellement dotés d’une fonction unique et cohérente de préférences ou d’objectifs qui expliquent de façon unifiée leur comportement sur les différents marchés sur lesquels ils opèrent. Les transactions portent sur des biens qui, au-delà d’une grande hétérogénéité empirique, ont en commun un même statut d’objets à disposition des agents et quelques propriétés minimales, comme leur finitude spatio-temporelle et leur appartenance à des classes d’équivalence qui rendent possibles leur dénombrement et leur entrée dans le royaume des quantités et des prix. Entre la caractérisation des agents, celle des biens et celle du système qui résulte de leur mise en relation, il existe une relation de codétermination telle que se forme un monde unique logiquement clos sur lui-même…
Auteur : Olivier Godard
Lavoisier | Géographie, économie, société
2004/3 – Vol. 6
pages 303 à 330
ISSN 1295-926x